En 2004, dans le cadre du contournement routier des communes de Moulay et de Mayenne, l’Inrap a mené un diagnostic archéologique sur près de 9 kilomètres. Le projet routier passe à moins de 300 mètres à l’est de la fortification gauloise connue, sur la suite du promontoire rocheux. À l’extérieur de l’enceinte, le diagnostic a révélé de nombreux indices de la période de La Tène finale (IIe et Ier siècles avant notre ère), dont un nouveau rempart d’environ 1 200 mètres de long à 1 000 mètres en amont du premier. Il rejoint en ligne droite les vallées de la Mayenne et de l'Aron. Cette nouvelle ligne défensive change considérablement la morphologie du site : la surface définie par les deux enceintes concentriques avoisine alors les 135 hectares.
Plus grand site connu aujourd’hui sur le Massif armoricain, Moulay fait dès lors partie des dix plus vastes oppida gaulois. L’agglomération fortifiée correspond au chef-lieu de la cité gauloise des Diablintes. À la période romaine, le centre de pouvoir se déplace à quelques kilomètres de là à Jublains (Noviodunum), puis à Mayenne au nord de Moulay dès l’époque carolingienne. Ces trois sites voisins illustrent ainsi la permanence du siège du pouvoir politique et son évolution au cours de plus d’un millénaire sur d’un même territoire.
Plus grand site connu aujourd’hui sur le Massif armoricain, Moulay fait dès lors partie des dix plus vastes oppida gaulois. L’agglomération fortifiée correspond au chef-lieu de la cité gauloise des Diablintes. À la période romaine, le centre de pouvoir se déplace à quelques kilomètres de là à Jublains (Noviodunum), puis à Mayenne au nord de Moulay dès l’époque carolingienne. Ces trois sites voisins illustrent ainsi la permanence du siège du pouvoir politique et son évolution au cours de plus d’un millénaire sur d’un même territoire.